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GURDWARA de SIRHIND (14.07.2008).

 

 

 

GURDWARA de SIRHIND

 

 

 

 

 

 

En 2006, je prévoyais d'écrire un texte sur les gurdwara. Ce sont des complexes sikhs, intégrant : temple, hôtellerie, restauration...

Voyageant en 2008 au Punjab, le pays des Sikhs, je répare l'oubli de 2006.

  

 

 

 

Sirhind est située à 30 km au nord de Patiala et à une quarantaine de kilomètres de Chandigarh.

Pratiquement inconnue chez nous, Sirhind présente un grand intérêt.

Elle compte de nombreux gurdwara, dispersés dans tout le district.

J'en ai visité quelques-uns.


 

 

 

A 5 km au nord de Sirhind, le Gurdwara Fatehgarh Sahib, en marbre blanc avec cinq coupoles dorées, est le plus important.

Il commémore le martyr des deux jeunes fils du Guru Gobind Singh.

La crypte leur est dédiée, où défilent les pèlerins.

En 1704, les deux garçons de ce dixième Guru des Sikhs (7 et 9 ans) ont été murés vivants pour avoir refusé de se convertir à l'islam.

C'est un lieu de pèlerinage important pour les Sikhs.

  

 

 

 

Je le surnomme aussitôt "petit Amritsar".

A l'entrée d'un gurdwara, on doit se couvrir la tête, j'ai donc une casquette.

Assis en tailleur dans la salle de prière, je me laisse imprégner par la musique lancinante de trois musiciens (tablas et deux harmoniums).

Ils chantent aussi les paroles du Guru Granth Sahib, le livre saint des Sikhs.

Beaucoup de fidèles s'asseyent, restent quelques minutes, repartent.

Certains, plongés dans la prière,  prolongent leur présence.

Ecriture d'un poème, ce qui intrigue nombre de curieux. Trois ou quatre s'asseyent à mes côtés pour regarder.

Ils n'en sont pas plus avancés...

 

 

 

 

Un vieux Sikh à la barbe blanchie m'interroge en anglais.

Il m'observe depuis dix minutes au moins, se décide à me poser les questions rituelles (What's your name ? Are you alone ? What's your country ?, etc.)

Portant la tenue blanche et bleue des serviteurs du temple, Surjit Singh me propose de le suivre.

Il me montre au sous-sol la crypte, véritable coeur de ce Saint des Saints.

  

 

 

Puis il me guide jusqu'à la cantine, où l'on mange gratuitement.

Surjit Singh a déjà déjeuné, mais apprécie que je sache me débrouiller.

Il faut prendre un plateau de thali, un gobelet et une cuillère.

Entrer dans le réfectoire, comptant déjà plusieurs rangées de personnes, assises sur des nattes de joncs. S'y asseoir au bout d'une rangée.

Un homme distribue un ou deux chapati, un autre des lentilles, un troisième verse de l'eau dans les gobelets.

   

 

 

 

Le déjeuner est spartiate, mais je suis affamé. 

Il est 15h, mon petit déjeuner remonte loin.

Chaqu'un mange en silence, d'un seul trait, sans se préoccuper de ses voisins.

Adoptant le même rythme, je termine vite ce repas, délaissant l'eau, pour ne pas tomber malade.

Surgit Singh m'attendait à l'entrée du réfectoire.

 

 

 

 

Nous discutons en remontant vers le temple principal.

Surjit est au service du temple et habite Sirhind. 

Il souhaite un échange d'adresses. Aussitôt dit, aussitôt fait, assis sur des chaises près du vestiaire. Promesse de lui envoyer en septembre une carte postale de Paris.

Nous nous séparons dans les meilleurs termes.

 

 

 

Je retourne dans la salle de prière, où je prends des photos.

Des barrières dorées délimitent un carré formant le centre de la salle.

Devant, un long coffre bleu, où les fidèles déposent leurs offrandes (argent, objets divers comme une horloge...)

Avec un rateau, un desservant range l'argent, comme un croupier de casino.

A gauche, les trois musiciens sont assis derrière leur micro.

Au fond d'une niche, un serviteur agite langoureusement une sorte de chasse mouches épais.

 

 

 

 

A l'extérieur, je gagne le Gurdwara Mata Gujari, entouré d'un mur de pierres rougeâtres.

A peine en haut des marches, un homme vient me parler. Puis une Indienne, qui vit à New York, et prononce deux phrases en français !

A l'intérieur, rafraîchissement grâce aux ventilateurs.

Un desservant lit les Écritures avec dévotion, les yeux fermés.

 


 

 

Un autre quitte son poste pour s'asseoir près de moi. En anglais, il me propose une chambre, que je refuse car le dharamsala me convient.

Ensuite, il me réclame un don ! Ai-je bien compris sa phrase ? Je fais celui qui n'a pas compris et je me remets à écrire.

 

 

 

  

A la sortie, on accède sur la gauche à un grand bassin.

Des carpes grouillent près des marches, très appréciées des enfants comme des adultes. Enfants et hommes se baignent parfois au bord du bassin, mais je ne les envie guère. L'eau est trouble, assez boueuse.

  

 

 

 

*     *     *

 

  

  

 

Le lendemain en début d'après-midi, après la visite de l`Aam Khas Bagh, un serai moghol, j'arrive au Gurudwara Sri Jydli Sarub.

Quand on vient de Sirhind, on le voit de loin, sur la route de Chandigarh.

La salle de prière est une oasis de fraîcheur.

Les Sikhs se prosternent devant le Saint des Saints.

Ils s'agenouillent devant un desservant, qui leur donne un peu de cette pâte sucrée, dont j'ai beaucoup goûté à Amritsar.

 

 

 

 

A la sortie, trois deservants m'invitent à partager une tasse de thé.

Pour une fois, sans parler. Partage d'un thé en silence.

J'apprécie beaucoup !

Je fais le tour d'un bassin d'eau jouxtant le temple.

 

 

 

 

Il est 15h30, la faim me pousse vers la cantine.

J'y consomme le même sobre déjeuner que la veille, chapati et lentilles.

Avec un bonus : le thé remplace l'eau.

 

  

 

 

L'accueil des Sikhs dans leurs gurdwara est un modèle d'hospitalité.

Ils acceptent tout le monde : Indiens ou étrangers, Sikhs ou non-Sikhs.

Chacun y est bien reçu, reçoit du thé et à manger gratuitement dans leur réfectoire.

A Sirhind, je loge dans un dharamsala.

Mais au cours d'autres voyages, j'ai obtenu une chambre gratuite dans des gurdwara : à Amritsar, ou à Govindghat dans l'Uttaranchal (Uttarakhand).

 

  

 

Lionel Bonhouvrier.


Publié à 15:20, le 23/07/2009, dans D. GURDWARA de SIRHIND, Sirhind
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