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CANTINES DES GURDWARA (21.07.08).

 

 

 

CANTINES des GURUDWARA

 

 

 

 

 

 

Dans un récent article, je parlais des gurdwara sikhs.

Mais je m'aperçois que les cantines communautaires des gurdwara sikhs (ou langar) sont un sujet en soi.

Quiconque peut y entrer, Sikhs ou non-Sikhs, Indiens ou étrangers, pour manger un repas ou boire un thé gratuitement.

   

 

 

Avant d'entrer dans une sorte de hangar, il faut se déchausser et se couvrir la tête.

J'y arrive souvent tard, pour le déjeuner, ayant différé le plus possible, poussés par des tiraillements d'estomac...

Le sol est occupé par des rangées de nattes, où les gens s'asseyent, séparées par des couloirs de circulation.

Il faut prendre un plateau de thali, un gobelet et une cuillère.

 

 

 

Plusieurs rangées de personnes mangent déjà.

Un homme montre aux nouveaux venus où s'asseoir, au bout de la dernière rangée.

Dès que l'on est assis,  un homme distribue un ou deux chapati, un autre du dhal (lentilles), un troisième verse de l'eau dans les gobelets.

Aucune perte de temps, l'efficacité est totale.

  

 

 

En face de soi, on peut regarder manger les gens de la rangée precedente, ou ceux de la rangée suivante (qui se remplit vite).

Souvent, j'échange des signes amicaux avec un enfant, une femme, ou un jeune homme, curieux de ma présence insolite.

    

 

 

Chaqu'un mange en silence, d'un seul trait, sans trop se préoccuper de ses voisins.

Sauf dans le cas de femmes avec de jeunes enfants.

       

 

 

En plus des voisins de natte ou d'en face, des dizaines de milliers de mouches jouent les invitées surprise.

Elles fourmillent au dessus de son repas, sur les éclaboussures de jus de lentille, souillant les nattes et le sol.

Foi de mouche, c'est un déjeuner de premier choix !

Un chasse-mouches serait fort utile...

 

 

 

Heureusement, des ventilateurs aèrent le hangar, qui sans eux serait d'une insupportable chaleur.

      Régulièrement, les trois serveurs repassent pour du rabe.

Si l'on veut des chapati, on tend ses deux mains jointes et l'homme y dépose un ou deux chapati supplémentaires.

Pour refuser, un signe d'une main est suffisant.

Je demande souvent une ration de dhal supplémentaire, mais deux chapati me suffisent.

Pour ne pas subir une diarrhée le lendemain, je ne bois pas une goutte de l'eau de mon gobelet.

 

 

 

 Peu à peu, mes voisins se lèvent, je me retrouve parfois seul sur ma natte !

Pourtant, adoptant le rythme général, j'expédie ce repas frugal...

Mais un Français mange toujours plus lentement qu'un Indien, qu'il soit du Punjab ou d'ailleurs...

 

 

     

Je me lève, me dirige vers la plonge.

Déjà un homme a aspergé d'eau les bordures des nattes. Un autre homme, muni d'une raclette de deux mètres de largeur, nettoie le sol entre les nattes !

Pour nettoyer les nattes, rien de tel qu'un bon vieux balai.

Tout se fait avec efficacité et rapidité.

La place est propre pour d'autres convives, qui déjà s'installent...

  

 

 

Avant d'atteindre la plonge, un volontaire vient chercher mon plateau de thali !

Derrière, une quinzaine de volontaires nettoient la vaisselle dans de grands éviers.

D'autres éviers lateraux sont prévus pour se laver la bouche, les mains ou le visage.

Une autre partie du réfectoire est souvent réservée aux amateurs de thé.

 

 

 

Récupérant mes sandales, l'estomac soulagé, je vaque ensuite à d'autres occupations.

 

 

 

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 15:06, le 22/07/2009, dans E. CANTINES des GURDWARA, Penjab
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