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ANANDPUR SAHIB (25.07.08).

 

 

 

 

ANANDPUR SAHIB

 

 

 

 

 

 

Cette ville du Punjab compte des gurdwara par dizaines.

Les Sikhs la surnomment la "ville sainte".

Elle célèbre la tradition de martyr des Sikhs à travers l'histoire.

De fait, Anandpur Sahib ressemble à une petite Mecque.

On ne cesse d'y construire temples, logements et autres bâtiments pour les pèlerins.

Je ne m'attendais pas à un tel dynamisme.

   
 
 
 
 

Pour cet article, je vais me limiter à cinq gurdwara :

1). Le principal : Kesgarh Sahib.

2). Au nord, le gurudwara Sis Ganj.

3). A 30 m du précédent, le gurdwara Bhora Sahib.

4). A 7 mn au nord, le Fatehgarh Sahib.

5). A 20 mn au sud du principal, l'Anandgarh Sahib Fort.

    

 

 

 

 

*     *     *     *     *

 
 
 
 
 
 

Le Kesgarh Sahib est le symbôle d'Anandpur Sahib.

Quand on sort de la gare routière ou de la gare ferroviaire, pour marcher vers le centre, c'est la silhouette du Kesgarh Sahib que l'on découvre d'abord.

Descendant d'un bus en provenance de Chandigarh vers 8 h, je demande le centre-ville.

Remontée d'une rue-marché et découverte du gurdwara, construit au sommet d'une colline, et donc bien visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

Du marché, la rue grimpe plus nettement jusqu'à l'entrée du complexe.

   
 
 
 
 

A droite, c'est le temple. Grâce à des hauts parleurs, on entend la lecture du Guru Granth Sahib, qui se déroule dans le temple en ce moment.

A gauche, j'entre dans un bureau d'information pour savoir s'il est possible de dormir au gurdwara. L'accueil du responsable est excellent.

Après avoir posé quelques questions sur mon identité, sur mes motivations, il m'annonce que je peux y dormir deux nuits.

Si je veux rester une troisième nuit, je dois revenir le voir.

  

 
 
 
 

Il me guide vers un bâtiment proche du réfectoire.

Dans la chambre n° 1, il me présente au réceptionniste et je paie 200 Rs de garantie.

Je suis logé chambre n° 7, une belle chambre double, avec toute une paroi vitrée, ventilateur et air-cooler. Et une salle d'eau.

Je ne m'attendais pas à une chambre aussi belle.

  

 
 
 
 

Après une douche, je vais au temple, bâti en hauteur, précédé d'une place rectangulaire.

On entre à gauche et l'on sort à droite.

L'entrée se situe à côté d'un arbre magnifique, qui attire l'oeil lorsqu'on arrive sur la place. 

J'ai prévu une casquette et je laisse mes sandales près de l'entrée.

 
 
 
 
 

Le Kesgarh Sahib est de toute beauté avec sa façade de marbre blanc, ses coupoles, ses nombreux clochetons et ses pignons dorés.

Des fidèles tournent autour du mat, prononcent une prière en touchant les plaques de marbre de la base.

Je m'assieds dans la salle principale.

Trois musiciens, avec tablas et deux harmoniums, jouent et chantent des extraits de leur livre saint, le Guru Granth Sahib.

Cela m'inspire un poème : THÉORIE DU TEMPS.

 

 

 
 
 

Deux heures et demie plus tard, je n'en sors que poussé par la faim vers 14h30. Heureusement, la cantine communautaire est toute proche.

(Voir l'article CANTINES des GURDWARA).

 

 

 

 

 

Je reviens plusieurs fois les jours suivants au gurdwara principal.

Des pèlerins me serrent spontanément la main.

D'autres veulent se faire photographier en ma compagnie.

Ou que je photographie leur groupe.

De fait, je suis le seul étranger à vingt lieues à la ronde. Ma présence est exotique.

  

 
 
 
 

Depuis plusieurs terrasses, le panorama sur les environs m'est utile, car je n'ai aucun plan d'Anandpur Sahib.

Ainsi, je repère le grand bassin, que j'ai déjà vu. Mais surtout, le toit de plusieurs temples hindous, situés dans un quartier encore inconnu.

Un matin, je le traverse pour visiter deux temples hindous.

  
 
 
 
 

De loin, le Kesgarh Sahib  ressemble un peu à une grande araignée blanche.

La terrasse supérieure surplombe les étages inférieurs, est fixée sur de grands piliers. Ces pilotis lui donnent une silhouette bien reconnaissable.

On pense aussi à un hydroglisseur géant, qui peut décoller sur l'eau à tout moment.

    

 

 

 

 

*     *     *     *     *

 

 

 

 

 

 Au nord, le gurudwara Sis Ganj est construit de l'autre côté du bazar vendant la pacotille religieuse habituelle en de tels lieux (bracelets d'acier, sabres, fleurs, bijoux pour femmes, foulards pour se couvrir la tête, sucreries,...)

Une première enceinte forme un simple quadrilatère.

Elle est dominée à l'intérieur par une tour, genre donjon, surmontée d'une coupole dorée.

J'aime m'y arrêter quand je passe dans ce coin, c'est à dire tous les jours.

 


 

 

 

Un matin, j'y écris un poème : DE L'AMOUR.

Sans musique cette fois, parce que l'atmosphère y est paisible.

  
 
 
 
 

J'y croise une famille d'émigrés indiens, originaires du Punjab.

Aujourd'hui, ils vivent aux Etats-Unis, dans l'état de Washington.

C'est le père qui m'aborde, quadragénaire, accompagné de sa mère et de sa fille.

Celle-ci est une étudiante américanisée. Elle considère le Punjab comme une curiosité arriérée. Elle me demande si je n'ai pas fait l'objet de discrimination en Inde. Je la déçois certainement en insistant sur certains côtés positifs de l'Inde.

 

 

 

 

 

 

 *     *     *     *     *

 

 

 

 

 A 30 mètres du précédent, le gurdwara Bhora Sahib est perché sur une colline.

C'est un petit complexe formé par une entrée monumentale, le temple principal et deux temples plus petits. Sur un côté, un long bâtiment est sans doute occupé par des chambres et un réfectoire.

Dès mon arrivée, deux jeunes hommes efféminés tentent de me draguer.

Je préfère photographier quatre gamins qui s'amusent dans le petit jardin.

 
 

 

 

 

Un grand père s'invite avec bonne humeur. Comment résister ? 

Finalement, je propose à tout le monde (une vingtaine de personnes) une photo de groupe...

Ensuite, un gardien me fait visiter le temple, par gestes car il ne parle aucun mot d'anglais.

Au sous-sol, une crypte contient des reliques, face auxquelles trois fidèles prient, assis sur le sol.

   

 

 

 

 

*     *     *     *     *

 

 

 

 

 

 A 7 minutes à pied au nord du gurudwara principal, le Fatehgarh Sahib est construit dans un beau jardin, très calme.

Le temple forme un quadrilatère très pur, d'une incroyable blancheur.

Quatre tours dominent chaque côté et une coupole centrale surmontent l'ensemble.

On est loin du mouvement continuel affectant le Kesgarh Sahib...

 


 

 

 

Je le visite le jour d'une grève générale, absolument seul.

Je photographie à loisir l'autel et de nombreux objets du culte sikh ("chasse mouches", emblèmes de la khalsa...).

Puis quelques fleurs du jardin, avant de repartir sous une chaleur torride.

  

 

 

 

 

*     *     *     *     *

 

 

 

 

 

 A 20 minutes à pied au sud du gurudwara principal, l'Anandgarh Sahib Fort est perché au sommet d'une colline.

En chemin, je croise une demie douzaine de temples, mais je n'en visite qu'un.

La nuit approche et je n'ai pas d'instant à perdre.

  
 
 
 
 

Depuis la route, plusieurs escaliers mènent jusqu'à la terrasse supérieure.

On découvre alors un vaste complexe, composé de temples et du nouveau Fort, en briques rouges, ayant remplacé l'ancien.

 
 
 
 
 

De cette esplanade, le panorama est magnifique.

En particulier, depuis le sommet du Fort, qui offre le panorama le plus large. 

Vers l'ouest, un grand bâtiment récent attire l'attention par son architecture moderne, remarquable. Je ne sais ce qu'il contient.

Mais la nuit tombe.

Je descends des tours de la Qila, passe très vite dans le temple.

  
 
 
 
 

Il est temps de reprendre le chemin du centre d'Anandpur Sahib pour y dîner dans le seul restaurant du coin.

Le pauvre ne fait guère recette, j'y dîne deux soirées de suite, dans une merveilleuse solitude...

Les trois jeunes serveurs passent leur temps devant la télé, à regarder film après film.

Quelle idée !

Un restaurant à Anandpur Sahib, où tout le monde mange gratuitement grâce aux cantines des gurdwara...

  

 

 

Lionel Bonhouvrier.



Publié à 15:13, le 21/07/2009, dans F. ANANDPUR SAHIB, Anandpur Sāhib
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